En janvier 2025, la tenue du Sirha, grand rendez-vous mondial de la restauration et de l'hôtellerie, avait généré une fréquentation exceptionnelle sur la destination lyonnaise. L'absence de cet événement bisannuel en 2026, combinée à un mois de janvier particulièrement froid et à un contexte géopolitique international dégradé à partir du mois de mars, pèse mécaniquement sur l'ensemble des indicateurs du trimestre. Pour autant, la destination démontre une vraie résilience, portée notamment par un tourisme d'affaires actif et des week-ends dynamiques en mars.

Les nuitées du secteur hôtelier clôturent le premier trimestre 2026 en léger recul de 3,8% par rapport à la même période en 2025. Ce repli s'explique essentiellement par la comparaison défavorable avec janvier 2025, dopé par le Sirha. Le taux d'occupation moyen sur le trimestre atteint 64,6% en retrait de 2,1 points par rapport à l'année précédente.

Mars 2026 apporte néanmoins une note plus encourageante : les nuitées progressent de +2,4% par rapport à mars 2025 et le taux d'occupation mensuel atteint près de 70%, en nette hausse. Les week-ends se sont particulièrement distingués avec un maintien des prix et des taux d'occupation élevés. Comparé aux autres grandes villes françaises, Lyon conserve un avantage concurrentiel marqué en matière de taux d'occupation, témoignant de la solidité de l'attractivité lyonnaise.

L'aéroport Lyon-Saint-Exupéry reste orienté à la stabilité sur le trimestre -0,4% par rapport à 2025.

Les musées lyonnais résistent bien avec un total de 428 683 entrées sur les trois premiers mois de l'année, en retrait de 1,7% par rapport au 1er trimestre 2025. Dans ce contexte, certains établissements se distinguent positivement, à l'image du Musée des Beaux-Arts qui enregistre près de 40 000 entrées supplémentaires grâce à une exposition phare très bien reçue. La diversité de l'offre muséale lyonnaise continue de constituer un atout structurel pour la destination.

Les attractions touristiques enregistrent 186 994 entrées, en baisse de 6,1% par rapport au premier trimestre 2025. Le mois de mars est le plus impacté, un repli à mettre en lien avec des conditions météorologiques particulièrement défavorables tout au long du mois mais également la forte actualité électorale qui a pu peser sur le visitorat national.

Malgré un premier trimestre marqué par un effet de comparaison défavorable avec une année 2025 exceptionnellement dynamique, la destination lyonnaise confirme sa résilience. Le tourisme d'affaires a joué son rôle d'amortisseur, les week-ends de mars ont tenu leurs promesses, et les signaux digitaux restent très positifs. Le printemps 2026, porté par plusieurs grands rendez-vous et une progression des réservations en ligne, devrait permettre à la destination de retrouver une dynamique plus favorable.