Plus de créativité, plus d’idées futées (et de bon sens), plus d’anticipation, plus de graphisme malin pour réutiliser la signalétique l’année suivante… Tout à coup, la contrainte devient moins présente et le projet plus stimulant. Parce que c’est challengeant d’aller vers plus de durabilité.
Audrey Penelle, fondatrice de l’agence événementielle éco-responsable Mon Evénement’Ciel, l’a bien compris et met de la bonne humeur à chaque étape de son accompagnement, que ce soit en phase d’audit au service d’une labellisation REEVE* ou en mission de conseil ! Cette professionnelle de l’événementiel est aussi consultante en événement durable et œuvre pour que l’image des événements éco-conçus change. Parce qu’il ne s’agit pas d’enlever l’effet « waouh » d’un événement – et donc l’essence même de ce qui motive les organisateurs. Un événement éco-conçu n’impose pas d’être fade et sobre. Il est avant tout un concentré de bon sens, et un travail collectif avec des partenaires qui travaillent en prenant l’impact en considération, et trouvent eux aussi des solutions créatives.
Parmi ses conseils avisés :
- puisque la mobilité est le premier facteur d’impact d’un événement, mieux vaut choisir le lieu en fonction de son accessibilité grâce aux mobilités douces, et idéalement déjà engagé dans une
démarche RSE qui saura proposer des solutions pour une organisation vertueuse. - le gaspillage alimentaire peut être également évité. Penser ses buffets pour qu’ils soient beaux et bons tout en étant ajustés en quantité. Le Jour J, cela permet de ne pas sortir tous les plateaux des frigos et de proposer à des associations de récupérer des repas qui pourront être redistribués (sans rompre la chaîne du froid).
- évident quand on y pense… pour optimiser le déplacement d’un intervenant international, autant lui organiser un programme complémentaire à l’événement !
Et comme Audrey le dit si bien « il ne faut pas hésiter à y aller par étape. À chaque événement, on se donne un objectif de victoires et on améliore au fil des éditions l’impact de nos événements ».
Ils travaillent leur éco-conception
Le Marché international du Film du Festival Lumière : les organisateurs agissent à chaque édition pour optimiser, par phase, l’impact de l’événement. Mon Evénement’Ciel évalue les engagements du salon, aujourd’hui certifié par l’organisme REEVE. De niveau 1 en 2022, il est passé au niveau 2 en 2024, une belle étape de franchie. Le Lyon Street Food Festival s’est lui aussi engagé pour mieux connaître ses axes d’amélioration. Le sujet majeur est bien sûr ici l’alimentaire.
L’audit permet d’avoir un regard extérieur et de se fixer de nouveaux objectifs à chaque édition. Comme repenser les contenants, sélectionner des fournisseurs de boissons locales, ou encore mieux
évaluer la quantité de plats réalisés sur site et monter un partenariat avec l’association Linkee au profit d’étudiants en situation de précarité.
* REEVE, label Évènement éco-engagé du Réseau EcoÉvènement (REEVE), permet aux organisateurs, en s’appuyant sur 110 critères, de s’évaluer, de s’engager, et de structurer une démarche permettant d’aller vers des événements plus durables. Structuré en 3 niveaux, attribué par un comité label, il permet aux organisateurs d’avancer pas après pas, dans un objectif d’amélioration continue.
